Trinidad et Tobago : La Cour Suprême annule les lois contre l’homosexualité

La justice Trinidad-et-Tobago, 1,3 million d’habitant, a déclaré inconstitutionnelles ses lois anti-sodomie héritées de la colonisation britannique.
C’est Jason Jones, activiste pour les droits des homosexuels, qui avait contesté la constitutionnalité des lois qui criminalise l’homosexualité à Trinidad-et-Tobago. Selon la loi relative aux délits sexuels qui existe depuis l’époque coloniale, « tout homosexuel encourt une peine de prison de 25 ans ».
Jason Jones qui a fui son pays en 1996 a demandé à la justice de trancher sur la constitutionnalité qui criminalise les relations intimes entre adultes consentants du même sexe.
La loi contre l’homosexualité à Trinidad-et-Tobago n’a pas encore été invalidée, mais le juge Devindra Rampersad, qui a entendu les premiers arguments, a comparé cette législation à l’apartheid en Afrique du Sud et à l’Holocaust en Allemagne.
« Cette requête concerne la dignité de chaque individu. Il ne s’agit pas d’un débat religieux. Ce tribunal estime que la dignité humaine est un droit fondamental reconnu dans toutes les sociétés démocratiques du monde et dans la Constitution de la République de Trinidad-et-Tobago, » rappelle le juge
Faris Al Rawi, le ministre de la Justice de Trinidad-et-Tobago, a annoncé que le gouvernement fera appel de la décision de la Cour Suprême.

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