Belgique : le centre interfédéral pour l’égalité des chances, satisfait de la reconnaissance de la circonstance aggravante d’homophobie dans un jugement liégeois prononcé lundi

Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2015, deux individus avaient emmené une personne homosexuelle de 53 ans le long de l’Ourthe à Angleur (Liège). Durant une relation entre le principal auteur et l’homme de 53 ans, le premier a été pris de dégoût et a roué de coups la victime avant de la pousser dans l’eau froide. L’homme avait échappé de peu à la mort.
Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, s’était constitué partie civile parce que cette agression était entre autres motivée par l’orientation sexuelle de la victime, ce qui constitue une circonstance aggravante.
« Un délit ou un crime motivé par le mépris ou la haine envers une personne en raison, par exemple, de son origine, de sa religion ou dans le cas présent de son orientation sexuelle, est particulièrement traumatisant pour la victime et ses proches. Mais il engendre aussi peur et insécurité au sein du groupe auquel la victime appartient, c’est un message de menace à leur égard. Il est donc important que la motivation d’un tel acte soit identifiée et reconnue », précise Patrick Charlier, directeur d’Unia.
Unia se dit satisfait que la circonstance aggravante d’homophobie soit reconnue contre un des auteurs. « Ce jugement confirme que la violence à l’égard des personnes homosexuelles est une réalité. Il est aussi le signe que les autorités judiciaires reconnaissent la particularité de ce type de violence », a encore indiqué Unia.
En 2016, Unia a ouvert huit dossiers pour des faits de violence physique au motif de l’orientation sexuelle présumée des victimes. En 2015, douze dossiers de ce type avaient été ouverts. Unia souligne l’importance de faire une déposition auprès d’un commissariat de police lors d’agressions à caractère homophobe.

 

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