Le gouvernement belge a approuvé un projet de déclaration sur les droits et devoirs des nouveaux arrivants proposé par le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken.
Toute personne ayant l’intention de s’établir en Belgique pour plus de trois mois devra signer ce document de deux pages par lequel elle s’engage à s’intégrer dans la société belge et à veiller à ce que ses enfants le fassent aussi.
Le document sera remis aux nouveaux arrivants dans leur propre langue et ils auront 30 jours pour le signer. Ceux qui refuseront de le faire verront leur demande de séjour rejetée. « C’est une condition sine qua non à la recevabilité de la demande », explique Laurent Mutambayi, porte-parole du secrétaire d’État.
Les demandeurs d’asile et les étudiants en seront exemptés, tout comme les personnes originaires de l’Union européenne.
Si tout se passe comme prévu, le projet devrait être approuvé par le Parlement avant de pouvoir entrer en vigueur cet été.
Partant du constat d’« une différence de cultures non négligeable » entre les Européens et certains nouveaux arrivants, la déclaration réaffirme donc les droits, les devoirs, les libertés et les valeurs auxquels adhèrent les Belges.
On veut s’assurer que les personnes qui arrivent sont disposées à apprendre notre culture et à vivre selon notre mode de vie.
Les immigrants devront ainsi s’engager à respecter « la législation et les principes démocratiques » de la Belgique, ainsi que « la liberté et l’intégrité personnelle de chacun », notamment la liberté de culte et celle de vivre son orientation sexuelle.
L’égalité entre les hommes et les femmes est réaffirmée à plusieurs reprises dans le document. Une mention spécifique est faite sur la prohibition des mariages forcés ainsi que sur la violence ou les menaces de violence envers les conjoints et les enfants.
Les nouveaux arrivants doivent également s’engager à apprendre la langue de la région dans laquelle ils comptent s’établir (le français, le néerlandais ou l’allemand) et à faire des efforts pour trouver un travail.
« On dit à ceux qui arrivent ici : vous êtes les bienvenus, mais il y a quand même des conditions », explique M. Mutambayi. « Vous les acceptez, on évolue ensemble. Vous ne les acceptez pas, ça veut dire qu’on rejette les valeurs de la nouvelle société d’accueil. Alors se pose une question : quel est l’intérêt de vivre dans une société dont on n’accepte pas les valeurs? »
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