Kenny Cooley, a fait la une des journaux locaux de sa ville d’Halifax, en Nouvelle-Ecosse, et de l’Amérique du Nord la semaine dernière, pour être le premier footballeur transgenre de son lycée. Deux jours après la nouvelle, il se fait virer de son job au McDonald’s local en partie à cause de ces gros titres dans les médias.
Dans un entretien accordé à la version canadienne du journal Metro du 12 septembre, Kenny rapporte qu’on lui a donné deux raisons : « la première à cause des médias, la seconde à cause d’un problème de planning ».
Dans son portrait dans le LGBTQ Nation, le jeune de 17 ans raconte pourtant comment dans sa ville les autres garçons de son équipe sont bienveillants avec lui. Mais Metro rapporte que sa direction, elle, ne répond même pas aux demandes de la presse.
Interrogé sur le renvoi de Cooley, le porte-parole de McDonald’s refuse de confirmer qu’ils ont licencié Kenny. Leur site a publié un mail de Bob Smith, le propriétaire du MAc Do d’Hailifas, disant qu’il était « choqué par ces affirmations qui sont tout simplement fausses. »
«Je suis propriétaire d’une entreprise locale depuis plus de 25 ans et je suis fier de l’exploitation d’un lieu de travail ouvert et diversifié. Dans mes restaurants, l’inclusion a toujours été une partie importante de ma culture de travail. Notre philosophie a toujours été de «… Ce faisant, nous encourageons un milieu de travail ouvert et acceptons tout ce qui permet à chacun de contribuer à leur mieux personnel », affirme Smith.
LGBTQ Nation a envoyé un mail et tweeté à la corporation de McDonald’s pour une clarification de l’affaire, mais celle-ci n’a pas répondu à l’heure
Un groupe local, the Youth Project, a demandé à McDonald’s de rendre son poste à Kenny et de lui présenter ses excuses.
De plus, la directrice exécutive, Kate Shewan affirme que « McDonald’s devrait mettre à jour sa politique sur les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelle afin qu’elle soit plus inclusive et respectueuse de tous. »
« Les jeunes nous rapportent constamment qu’on leur refuse du travail parce qu’ils sont trans : ça arrive tout le temps, raconte Shewan à Metro, quand c’est dans les médias, nous trouvons important de montrer notre soutien à la communauté. »
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