La gay pride aura lieu le 2 juillet

Habituellement la gay pride se tient le dernier week-end de juin mais après discussion avec la préfecture de police, les organisateurs l’ont déplacé au premier week-end de juillet « pour des raisons de sécurité », dans un contexte de prolongation de l’état d’urgence, a expliqué un des porte-parole de l’Inter-LGBT, Clémence Zamora-Cruz jeudi lors d’une conférence de presse.
A la date initiale, samedi 25 juin, les forces de l’ordre seront en effet mobilisées pour assurer notamment la sécurité d’un match de l’Euro de foot au parc des Princes, à 18H00.
La marche des fiertés – la « Gay Pride » – aura lieu le 2 juillet dans les rues de la capitale, les associations organisatrices refusant de céder à la peur du terrorisme. Deux semaines après l’attentat qui a causé la mort de 49 personnes dans une boite gay d’Orlando, elles ont décidé de maintenir la marche qui devrait réunir des dizaines de milliers de personne entre Montparnasse et Bastille.
D’après le novel obs, le ministre de l’Intérieur aurait eu un long entretien jeudi après-midi avec Jérôme Beaugé, le président de l’Inter-LGBT qui regroupe 58 associations, pour lui faire part de ses inquiétudes.gaypride
« Dans toutes ses vidéos, Daech vise clairement la communauté homosexuelle », explique une source proche du dossier. « La France est le pays le plus menacé aujourd’hui, il y a eu Orlando… L’Euro de football, également une cible potentielle des terroristes, monopolise en plus une grande partie des forces de l’ordre du pays. »
Le ministère a donc évoqué la possibilité de repousser la marche plus tard au mois de juillet ou en septembre.
Mais les associations de l’Inter-LGBT s’y refusent. Jeudi dans la soirée, leur représentants ont voté le maintien de la marche le 2 juillet prochain après un long débat en présence de deux membres du cabinet du ministre de l’Intérieur.
Cette année, la Marche des fiertés parisienne met la lumière sur les personnes transsexuelles avec pour mot d’ordre « Les droits des personnes trans sont une urgence. Stérilisations forcées, Agressions, Précarité : Stop ». L’Inter-LGBT dénonce « l’inaction de la classe politique face aux graves atteintes aux droits fondamentaux dont sont victimes les personnes trans », en particulier les difficultés qu’elles rencontrent pour changer d’état-civil.

Views: 1

Partager:
Translate »