Trois associations LGBT, SOS homophobie, Inter-LGBT et Centre-LGBT, se sont dites satisfaites de leur rencontre jeudi 30 juin avec François Hollande, mais attendent «des actes» de la part du président, qui selon elles n’a pas suffisamment défendu les droits de leur communauté depuis qu’il est au pouvoir.
Le projet de loi +Justice du XXIe siècle+, qui comprend «des avancées permettant la simplification du changement d’état civil» pour les personnes trans en «mettant fin à la médicalisation de leur parcours de transition et à leur stérilisation forcée», sera «encore amélioré à l’Assemblée nationale», promet la présidence de la République dans un communiqué.
L’amendement en question, adopté en mai, avait pourtant provoqué la colère des associations LGBT, qui avaient exigé son retrait «pur et simple» car il continuait selon elles à «humilier» les personnes trans en les «contraignant à subir des traitements médicaux» pour valider leur changement d’état-civil.
L’Elysée, au terme de la rencontre, a également appelé au «renforcement» de «la formation des fonctionnaires» sur les questions de LGBT-phobies via des «modules dédiés», d’après le communiqué.
François Hollande a aussi annoncé que la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) «verrait son champ d’intervention élargi à la prévention et à la lutte contre l’homophobie», selon ce texte.
D’après les représentants de SOS homophobie, Inter-LGBT et Centre-LGBT, le chef de l’Etat s’est par ailleurs engagé à abroger une circulaire datant de 2013 qui interdit aux citoyens homosexuels de 11 pays (dont le Maroc, la Tunisie ou encore la Pologne) de se marier avec leur conjoint français.
Selon ces associations, François Hollande a enfin promis l’abrogation d’une autre circulaire, qui punissait depuis 2013 les gynécologues de 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende s’ils orientaient leurs patientes à l’étranger pour y subir une PMA (procréation médicalement assistée).
Cette mesure a conduit de nombreux praticiens à refuser de suivre des patientes, les mettant médicalement en danger, a observé Virginie Combe. Les femmes seules et les lesbiennes sont encore exclues de la PMA, contrairement aux promesses du candidat Hollande.
Views: 0