De Londres à Sydney, les communautés homosexuelles ont organisé hier des rassemblements pour dire leur effroi et leur détermination à ne pas céder à la peur. De nombreuses villes ont illuminé leurs monuments aux couleurs arc-en-ciel du drapeau symbole de la liberté sexuelle. Le club « The Pulse », qui organisait le soir du massacre une soirée latino avec des drag-queens, n’a pas été visé au hasard par Omar Mateen. Depuis longtemps, Daech à qui il a prêté allégeance, mène une répression impitoyable envers les homosexuels. En deux ans, de nombreuses exécutions ont eu lieu en Irak et en Syrie : plusieurs jeunes homosexuels ont été décapités, d’autres jetés dans le vide, les yeux bandés depuis des ponts ou bâtiments. Souvent, la propagande de Daech filme et diffuse ses images insoutenables d’exécutions pour créer la psychose et alimenter la terreur. À Orlando même, au Centre islamique de la ville en 2013, l’imam Farrokh Sekaleshfar expliquait que « la mort devait être la sentence » pour les gays. Ce religieux extrémiste était revenu en avril dernier dans le même établissement : sa présence avait suscité une levée de boucliers de nombreux citoyens d’Orlando. A-t-il pu influencer directement ou indirectement Omar Mateen ?
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