Condamnés en janvier 2015 par le tribunal correctionnel de Nancy à 6 et 8 mois de prison avec sursis mais aussi à un stage de citoyenneté, Maxime A., 22 ans, et Pierre-Nicolas N., 25 ans, ont été relaxés, ce jeudi, par la cour d’appel. Ils étaient poursuivis pour « menace de mort en raison d’une orientation sexuelle ».
Installés sur le parking aérien du centre commercial Saint-Sébastien, à Nancy, ces deux militants d’extrême droite avaient déployé une banderole homophobe au passage de la Gay Pride, en 2014 « : Allez brûler en enfer ».
Les deux hommes, qui étaient restés muets lors de leur garde à vue et du premier procès, avaient également choisi de conserver le silence devant la cour d’appel mais se sont finalement expliqués.
Pierre-Nicolas N. avait assuré qu’il n’était pas d’extrême droite – alors qu’il se présente sur internet comme un candidat du « FN canal historique » aux prochaines législatives -, avait aussi assuré qu’il n’était pas présent le jour des faits.
Maxime A., lui, avait expliqué que, l’année suivante, lors de la Gay Pride, il y avait une banderole « Fachos, allez brûler en enfer ». « Je me suis senti concerné mais quand j’ai voulu porter plainte, les policiers m’ont ri au nez… »
L’avocate de la défense, Me Clémence Morel, avait assuré que la phrase « Allez brûler en enfer » n’était pas une menace de mort : « Lorsqu’on est en enfer, on est déjà mort. »
Les magistrats de la cour d’appel ont estimé que « l’inscription en cause ne peut être caractérisée comme une menace de mort. Les termes ne sont pas constitutifs d’une menace immédiate de commission de meurtre ».
Partie civile, l’association Equinoxe Nancy – Centre LGBT de Lorraine-Sud étudie un éventuel pourvoi en cassation.
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