Spoutnik, une association étudiante de défense des droits des homosexuels a dénoncé l’annulation, mercredi, d’un atelier d’information sur «la question des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre sur les campus nancéiens et lorrains» qu’ils auraient dû organiser à la faculté de droit de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Elle accuse le doyen de la fac de préférer donner la parole à la «droite homophobe».
Une salle de la fac de droit de Nancy devait être mis à disposition de l’association Spoutnik . «Or, le doyen nous a refusé d’accéder à une salle. Le directeur a invoqué des motifs de sécurité et nous aurions dû, selon lui, accompagner cet événement de « mesures particulières de sécurité »» s’indigne le président de l’association qui estime qu’il a été informé trop tard pour pouvoir organiser la manifestation.
Selon Kévin Galet, dans le cadre de la Semaine des Visibilités LGBTI et Queer ces ateliers se sont bien déroulés à l’IUT Nancy-Charlemagne, sur le campus de Lettres et Sciences Humaines et en faculté des Sciences et Technologies, toutes composantes de l’Université de Lorraine.
L’association dénonce la «complaisance» du doyen de la faculté de droit avec l’UNI-MET (syndicat étudiant classé à droite) et qui avait appelé à marcher aux côtés de Frigide Barjot et de La Manif Pour Tous. «Le directeur a ainsi permis à Claude Guéant d’intervenir librement dans un amphithéâtre de la fac de droit le 23 septembre 2015, il a même autorisé le 4 novembre 2015 le député Hervé Mariton (chef de l’opposition parlementaire au « mariage pour tous ») à y tenir un meeting politique de droite dans le cadre des primaires de l’ex-UMP» s’indigne Spoutnik. «Le doyen de la fac de droit laisse le champ libre à la droite homophobe mais il réprime sans vergogne notre association dans ses buts de visibilités, comme il réprime par ailleurs d’autres groupements étudiants progressistes» s’agace l’association dans un communiqué incendiaire.
– Bataille autour de la sécurité –
Le doyen de la fac de droit assure de son côté que le refus d’organiser cet événement est bien lié à la sécurité. Ne pouvant pas faire face à toutes les sollicitations, il assure que la fac de droit ne peut pas recevoir tous les événements «comme un loueur de salle».
Accusé ouvertement d’homophobie, Fabrice Gartner répond qu’il a récemment reçu Xavier Bettel en février dernier, Premier ministre du Luxembourg et ouvertement homosexuel. A cause «des contraintes liées à l’état d’urgence», il ne pouvait pas être en mesure d’une «bonne tenue de l’événement» assure-t-il. Ouvrant la porte à la tenue de l’événement «sans difficultés» mais avec «de bonnes conditions de sécurité».
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