Dans un entretien diffusé dimanche sur Radio J, le candidat de la droite a estimé que Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous, pourrait faire partie du gouvernement.
« Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont fiers de leur pays, attachés à leurs traditions, pour lesquels j’ai beaucoup de respect, c’est des composantes », a ajouté l’ancien Premier ministre, soutenu par le mouvement depuis la primaire de la droite et du centre. « Cette façon qu’ont une partie des commentateurs et des élites politiques de classer les Français et de jeter une forme de discrédit sur certains d’entre eux est insupportable », a-t-il défendu.
L’appui et la place prise par Sens commun, connu pour sa lutte contre le mariage homosexuel et le droit à l’avortement, a été critiquée par plusieurs élus LR notamment avant le grand rassemblement au Trocadéro de François Fillon début mars.
Le Figaro écrivait le 2 mars dernier que cette participation appuyée de Sens commun à l’organisation de l’événement « serait même en partie à l’origine de la longue suite de défections qui a ponctué la journée ».
Ce samedi, le député LR Dominique Bussereau a immédiatement mis en garde François Fillon contre la nomination de Sens commun au gouvernement.
En quelques mois, Sens commun a réussi à gagner du terrain au sein de l’appareil du parti Les Républicains.
Dans un article publié en janvier dernier, Le Lab d’Europe 1 rapportait que le mouvement avait obtenu cinq investitures LR en vue des élections législatives. Une place au gouvernement serait une promotion de plus, et non des moindres.
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