Le Parlement tchadien a adopté, lundi 12 décembre 2016, un nouveau Code pénal pour remplacer celui qui avait cours, datant de 1967 et devenu obsolète. Principales innovations : l’interdiction du mariage pour les mineurs ou encore l’abolition de la peine de mort, sauf pour les terroristes. Les parlementaires tchadiens ont en revanche choisi de maintenir de faibles peines contre les homosexuels.
Fin 2014, au moment d’adopter un projet de Code pénal, le gouvernement avait introduit une condamnation à des années de prison contre les personnes reconnues coupables d’homosexualité. Les milieux diplomatiques occidentaux s’étaient alors indignés bruyamment, et avaient obligé le gouvernement à faire marche arrière. Mais sans le faire renoncer à condamner la pratique.
Hamid Mahamat Dahalob, ministre de la Justice, garde des Sceaux chargé des droits humains : « Dans la dernière version du Code qui est adopté par notre Parlement, l’homosexualité est légèrement pénalisée. La peine est allégée, c’est une peine pécuniaire. C’est un sursis, par exemple. » Autrement dit, on n’ira plus en prison pour homosexualité, mais on risquera d’être frappé d’amendes ? « Oui, si, on peut l’interpréter aussi comme ça. »
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