Les autorités d’Istanbul avait interdit la marche annuelle prévue ce dimanche « pour des raisons de sécurité », provoquant la colère des militants de la cause LGBT
Ceux-ci avaient fait savoir que, sans défiler, ils se retrouveraient tout de même, mais « dispersés » autour de la grande artère piétonne d’Istiklal.
De 200 à 300 personnes se sont ainsi retrouvées par petits groupes dans ce dimanche après-midi dans le centre de la plus grande métropole de Turquie.
Mais elles ont été très vite dispersées par les policiers antiémeutes déployés en masse. Ceux-ci leur ont confisqué leurs drapeaux arc-en-ciel, ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré des balles en caoutchouc.
La police a indiqué de son côté avoir procédé à une douzaine d’interpellations tandis que les dispersions de petits groupes, souvent de très jeunes gens, se poursuivaient en fin d’après-midi.
La traditionnelle « marche des fiertés » d’Istanbul a eu lieu à 12 reprises sans incidents le dernier dimanche de juin, réunissant des milliers de personnes. Elle était devenue la plus importante du genre dans un pays musulman du Moyen-Orient. L’an dernier la police l’avait brutalement dispersée dès son début, alors qu’elle devait se dérouler – déjà – en plein ramadan.
Cette année la Gay Pride a été interdite alors que la Turquie est frappée depuis plusieurs mois par des attentats attribués à l’Etat islamique ou à la guérilla kurde qui ont fait des dizaines de morts, notamment à Istanbul. En outre, un groupe ultra-nationaliste avait averti qu’il empêcherait la marche de se tenir pour ne pas voir les gays « déambuler à moitié nus » et « des bouteilles d’alcool à la main » dans Istanbul en plein ramadan.
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